Jesper – Le Freemoteur

Jesper - Remote Profil

À cheval entre un référent naturel et le grand frère de toute une équipe, Jesper vient en aide aux nombreux autres travailleurs remote de son équipe dispersés en Europe. À travers nos échanges, il nous a montré que le mode de vie des Nomades digitaux pouvait convenir parfaitement aux personnes aspirant à une vie plus posée ne souhaitant pas laisser de côté leur âme d’aventurier.

Est-ce que tu peux te décrire en quelques mots ?

Je me décrirais comme un gars facile à vivre, drôle et sympathique qui aime rencontrer de nouvelles personnes, voir de nouveaux endroits et apprendre de nouvelles choses ! Je ne dirais pas que j’ai un “chez-moi” en ce moment, mais je vis actuellement à Linköping, en Suède. Mon coeur appartient à la côte Est suédoise (avec Rome et San Sebastian à deux pas), et je suis originaire de Stockholm.

Qu’as-tu étudié ?

Je ne me suis jamais vu étudier à l’université quand j’étais plus jeune, et surtout pas après toutes les années obligatoires à l’école. J’ai donc décidé de me concentrer plutôt sur le travail. Après quelques années dans diverses entreprises, j’ai senti que j’étais coincé dans ma vie et ai décidé qu’il était temps de faire un changement. J’ai trouvé une bonne université dans la ville voisine. J’y ai intégré un cursus enseignant le Business et l’Entrepreneuriat en mettant l’accent sur les ventes et le marketing.

Que faisais-tu avant de travailler en remote ?

Comme je l’ai mentionné plus tôt, j’ai travaillé dans diverses entreprises. Mon âme, un peu agitée, m’a toujours poussé à chercher la bonne affaire quelque part. Du travail manuel de jardinier, au secrétariat dans un bureau, en passant par le service en restaurant et la vente dans des commerces de détail. J’ai même travaillé dans la formation de groupe dans le monde de la bière et des spiritueux.

Depuis combien de temps est-ce que tu travailles à distance ?

Je suis employé remote depuis environ trois ans maintenant. Le seul regret que j’ai est de ne pas avoir commencé plus tôt !

Comment as-tu passé le cap ?

Même si je ne visais pas ce genre d’emploi au début, je pense que j’ai toujours rêvé de ne pas voir le travail comme “du travail”, mais plutôt de trouver quelque chose que j’aimais et qui pouvait remplir ma vie.

Je travaillais en Angleterre en tant que stagiaire dans une grosse entreprise quand j’ai aperçu une publicité sur Facebook. Ridestore cherchait un travailleur remote ; comme j’étais déjà client et que j’aimais leur culture, j’ai soumis ma candidature. Quelques semaines plus tard, je faisais partie de l’équipe et commencais mon voyage en tant que qu’employé à distance.

Sur quoi travailles-tu en ce moment ?

Ce qui a commencé à temps partiel chez Ridestore.com a maintenant évolué vers un travail à temps plein et c’est tout ce dont j’ai besoin pour le moment. J’essaie de toujours être un mentor et d’aider les autres quand je le peux.

Je passe beaucoup de temps dans un réseau de co-working appelé DoSpace. C’est un endroit incroyable où des startups, des consultants et même quelques personnes de très grandes entreprises sont rassemblés sous le même toit. Nous essayons tous de chérir ce réseau et de nous entraider avec nos idées et notre expertise.

Dospace - Travailler en remote

Comment est-ce que tu gères tes relations avec tes collègues et ta direction ?

Je pense que l’un des plus grands défis lorsqu’on travaille à distance est de construire et de maintenir des relations pérennes au sein de l’équipe. Mais s’il y a une volonté, il y a toujours un moyen !

Nous essayons d’avoir un moyen de communication numérique bien structuré, où l’objectif est d’avoir le plus de transparence possible en interne. Je pense que c’est très important puisque nous ne rencontrons jamais nos collègues près de la machine à café pour discuter de nos vies. De temps en temps nous avons aussi des MeetUps où nous nous réunissons pour des workshops, des moments agréables et des rencontres avec l’équipe. C’est probablement l’une des meilleures choses que je connaisse et nous avons toujours une sorte d’explosion sociale durant ces évènements !

Lorsque nous n’avons pas le luxe de nous réunir, je préfère les appels vidéo et les conférences, cela nous permet d’entretenir une certaine connexion à contrario des emails ou simples appels téléphoniques.

Comment est-ce que ton entreprise dirige les travailleurs remote ?

C’est une question difficile et ce n’est pas simple d’y répondre en quelques lignes, mais j’ai l’impression que l’entreprise essaie de montrer le chemin aux travailleurs remote plutôt que de les “diriger”. Avoir une équipe à distance, c’est avant tout faire confiance et aider plutôt que de diriger et contrôler.

Je crois que tous les membres de l’équipe font ce travail parce-qu’ils l’aime, et c’est pourquoi ils ont une grande part de responsabilité dans ce qu’ils sont chargés de faire. En combinant cela avec de la transparence, vous obtenez une bonne idée de la manière dont nous travaillons, et de comment nous progressons sans avoir besoin de “bosser”, mais de faire.

En dehors de cela, je pense aussi qu’il est très important d’être un bon auditeur car comme je l’ai mentionné auparavant, vous ne rencontrez jamais les collègues du bureau, et il est donc plus difficile de comprendre comment l’équipe se sent et encore plus si tout va bien à un niveau individuel.

Comment organises-tu tes journées de travail ?

La beauté du travail remote est que vous ne savez jamais avec certitude à quoi ressemblera la journée. Surtout parce que vous avez le pouvoir et la liberté de choisir votre lieu de travail et votre façon de travailler. Mais quand je suis à la maison, mes journées ont à peu près la même structure même si le travail varie.

Je saute du lit à 5 heures du matin pour commencer la journée à la salle de sport (surtout parce que je déteste m’entraîner le soir), suivi d’un petit déjeuner au DoSpace (dont j’ai parlé auparavant) qui stimule mon besoin de réseauter et de rencontrer des gens .

Il y a une bonne ambiance ici et c’est aussi très facile d’être productif, donc on se sent comme une deuxième maison (non, je ne suis pas payé pour dire cela, c’est vraiment un endroit merveilleux). Je vise toujours une journée de travail de huit heures, mais parfois, vous travaillez plus longtemps lorsque vous êtes dans un bon flux ou lorsque vous avez des échéances urgentes, puis vous prenez un jour plus court lorsque l’occasion se présente.

Chaque fois que je me sens prêt à fermer le couvercle de l’ordinateur portable, j’ai l’habitude de finir ma journée par une promenade vers ma maison. Je réserve donc ma soirée uniquement pour les loisirs. Je la passe avec ma copine ou mes amis, ou reste à la maison avec un bon livre ou un film.

Jesper - Travailleur Remote

Quels outils utilises-tu au quotidien ?

L’outil que j’utilise le plus est Slack qui me permet de communiquer à la fois avec l’équipe de Ridestore, mais aussi avec le réseau DoSpace. C’est vraiment pratique puisque j’ai tout au même endroit. Je gère mon calendrier et la planification de mes taches sur Asana. En ce moment je travaille aussi beaucoup avec des maquettes sur Balsamiq, c’est une excellente façon de montrer plutôt que de décrire.

Mes meilleurs amis sont mon téléphone et Siri. ils m’aident à me souvenir des choses et me maintiennent proactif. Je pense en fait que mes meilleurs outils sont mes livres. Je ne suis pas sûr qu’on puisse vraiment les qualifier d’outils, mais ils structurent mon esprit et me permettent d’apprendre quelque chose de nouveau à chaque fois que j’ai un peu de temps libre ou que je voyage quelque part.

Est-ce que quelque chose te manque lorsque tu repenses à tes emplois plus “classiques” ?

Lorsque je ne travaillais pas encore à plein temps, c’était un plaisir de travailler d’un bar, d’un café ou d’un autre endroit relaxant. Mais au fur et à mesure, mes journées de télétravail se sont allongées, j’ai senti que je ne pouvais pas rester assis au même endroit tout le temps, alors j’ai commencé à travailler de chez moi. C’était assez chouette au début, mais cela a rapidement pris fin.

J’étais frustré de ne jamais rencontrer de nouvelles personnes et je me suis retrouvé à avoir des conversations profondes et existentielles avec notre chat (qui m’écoutait très attentivement grâce aux biscuits que j’avais en main), et c’est à ce moment que j’avais besoin de changement. Un ancien camarade de classe m’a recommandé DoSpace, quand je suis entré dans l’endroit, j’avais déjà pris ma décision.

Donc, la seule chose qui a pu me manquer était le réseau de collègues et d’avoir des gens productifs autour de moi. Vous rencontrerez toujours des gens dans les cafés et les bars, bien sûr, mais ces rencontres sont généralement un peu moins profondes et plus courtes que celles que vous avez sur une base régulière.

Qu’est-ce que tu ne pourrais plus changer maintenant que tu es un travailleur remote ?

Eh bien, rien en fait et c’est la beauté de travailler à distance. Tant que j’ai mon ordinateur portable et mon téléphone (pour le wifi) je suis prêt pour la journée. Donc, si nous souhaitons déménager ou partir en voyage, je n’ai qu’à faire mes valises et partir sans m’inquiéter de trouver un nouvel emploi, ou de demander des jours de congé. J’emmène mon travail partout avec moi. Et j’aime vraiment ce sentiment !

Et, qu’est-ce que tu préfères dans la vie de travailleur remote ?

La meilleure est sans aucun doute la liberté.

J’ai la liberté de choisir où et quand je veux travailler, et je crois que cela fait des merveilles pour ma productivité ! Je ne me suis jamais senti aussi bien au travail que maintenant (même si vous avez , bien sûr, des journées plus difficiles que d’autres). Tout d’abord, je crois que c’est parce que j’aime ce que je fais, mais aussi parce que j’ai réussi à intégrer cette façon de travailler dans ma vie quotidienne. Ma vie privée et professionnelle avancent, ensemble, en harmonie sans avoir besoin de les “spliter“.

Ce n’est pas parce que je travaille à distance que je suis libre (Il ne faut pas mélanger les deux). Je le suis car j’aime mon travail, et c’est ça qui me rend libre. Sans cette osmose, je pense qu’il est très facile d’être peu productif et de finir dans une spirale descendante.

Par conséquent, je voudrais fusionner le mot Freedom et Remote, pour créer le mot Freemote, et c’est ma façon de vivre! 😉